Associations droits de l'homme, comment les soutenir https://onpenseauxautres.fr/category/associations-droits-de-l-homme/ Agissez comme vous le souhaitez pour une cause qui vous touche Thu, 14 Aug 2025 08:07:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://onpenseauxautres.fr/wp-content/uploads/2024/08/cropped-logo-1-32x32.png Associations droits de l'homme, comment les soutenir https://onpenseauxautres.fr/category/associations-droits-de-l-homme/ 32 32 Inclusion des jeunes : un enjeu capital pour nos sociétés https://onpenseauxautres.fr/inclusion-des-jeunes-enjeu-societe/ https://onpenseauxautres.fr/inclusion-des-jeunes-enjeu-societe/#respond Tue, 19 Aug 2025 08:00:00 +0000 https://onpenseauxautres.fr/?p=4043 En octobre 2021, à Clichy-sous-Bois, un adolescent de 16 ans a présenté devant ses camarades une application mobile qu’il avait codée lui-même pour aider les personnes sans abri à localiser […]

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En octobre 2021, à Clichy-sous-Bois, un adolescent de 16 ans a présenté devant ses camarades une application mobile qu’il avait codée lui-même pour aider les personnes sans abri à localiser les points de distribution alimentaires. Un projet simple, mais porteur d’un message : donner aux jeunes les moyens d’agir, c’est aussi leur permettre de s’insérer pleinement dans la société. Cette initiative illustre ce que peut produire une politique d’inclusion bien pensée : de l’innovation, de la solidarité, de la dignité partagée.

Entre espoirs étouffés et potentialités inexploitées

En France, près d’un million de jeunes de 16 à 25 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Derrière ces chiffres, il y a des récits d’exclusion, des portes fermées trop tôt, des talents gaspillés. Le sentiment de ne pas avoir sa place frappe en particulier les jeunes issus de quartiers populaires, les mineurs non accompagnés, ou encore ceux vivant avec un handicap.

Or, cette marginalisation n’est pas une fatalité. Plusieurs organisations agissent sur le terrain pour retisser les liens entre ces jeunes et la société. À commencer par Unis-Cité, pionnier du service civique en France, qui offre chaque année à des milliers de jeunes une première expérience utile et valorisante au service des autres. À travers leurs missions, ceux-ci retrouvent non seulement une confiance en eux, mais aussi un sentiment d’utilité qui leur a trop souvent été refusé.

La solidarité comme levier d’épanouissement

Ce que nombre de travaux sociologiques démontrent, c’est que l’inclusion des jeunes bénéficie à l’ensemble de la collectivité. Un jeune engagé, entouré et reconnu, devient souvent un citoyen actif, capable de prendre part aux décisions qui le concernent. La solidarité n’est dès lors plus un choix charitable, mais une stratégie sociale avisée. Elle façonne des générations plus autonomes, plus créatives, mieux ancrées dans la réalité.

L’association Asmae, créée par sœur Emmanuelle, œuvre en ce sens en soutenant les jeunes en situation de grande précarité en France et à l’étranger. Elle accompagne également les familles pour garantir un environnement favorable au développement des enfants et adolescents. Cette démarche globale, qui lie inclusion individuelle et cohésion sociale, montre que les interventions efficaces sont souvent celles qui conjuguent proximité et vision à long terme.

Des ponts à bâtir, des horizons à ouvrir

Les jeunes ne demandent pas seulement à être encadrés ; ils aspirent à participer, à se rendre utiles, à contribuer. Lorsqu’on leur confie des responsabilités, ils deviennent souvent les meilleurs ambassadeurs de la solidarité. On l’a vu en 2020, durant la crise sanitaire : beaucoup se sont mobilisés dans les quartiers, dans les centres de distribution associative, dans les foyers pour personnes isolées. Ils ont prouvé, malgré les obstacles, une capacité d’initiative remarquable.

Des associations comme ANEF ou Apprentis d’Auteuil s’impliquent dans cette construction d’une société plus inclusive, en accompagnant les jeunes, en soutenant l’insertion par l’éducation, le logement, la santé ou l’accès à la culture. Leur travail quotidien, parfois invisible, éclaire pourtant le rôle que chacun peut jouer pour bâtir une société où aucun jeune ne se sent de trop.

Agir, c’est aussi écouter

L’inclusion ne se décrète pas, elle se construit par des actes, petits ou grands. Elle commence dans une école qui ne stigmatise pas l’élève en difficulté, dans une mairie qui crée des espaces d’expression pour les jeunes, dans une entreprise qui ouvre ses stages à tous, même sans piston. Plus encore, elle prend racine dans notre capacité collective à reconnaître que chaque jeune porte en lui, ou en elle, un bout de solution.

L’engagement associatif, qu’il soit ponctuel ou durable, peut devenir une passerelle pour ces jeunes parfois oubliés. Rejoindre une structure qui agit sur le terrain, c’est se donner l’occasion de faire une différence – pour eux, mais aussi pour soi. Car en pensant aux autres, on retisse aussi ce qui nous unit.

Camille Alter

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Journée mondiale des droits de l’Homme https://onpenseauxautres.fr/journee-mondiale-des-droits-de-lhomme/ https://onpenseauxautres.fr/journee-mondiale-des-droits-de-lhomme/#respond Tue, 10 Dec 2024 08:50:37 +0000 https://onpenseauxautres.fr/?p=2693 Chaque année, le 10 décembre, est célébrée la Journée internationale des droits de l’homme, qui nous propose une réflexion sur l’importance de la conquête ou de la préservation des libertés fondamentales, […]

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Chaque année, le 10 décembre, est célébrée la Journée internationale des droits de l’homme, qui nous propose une réflexion sur l’importance de la conquête ou de la préservation des libertés fondamentales, et du respect de la dignité humaine ; une invitation, aussi, à agir pour élargir ce socle que ses bâtisseurs considéraient comme « idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations ».

 

En 1948, une adoption pas tout à fait unanime…

Le 10 décembre 1948 à Paris, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, un texte fondateur qui, quoique sans portée juridique réelle, constituera l’un des piliers de la protection des droits humains pour les décennies à venir. Une déclaration, du reste, à ne pas confondre avec celle de 1789, française, révolutionnaire et à valeur bel et bien constitutionnelle, dont elle s’inspire en partie.

Le texte, rédigé en plein après-guerre, et dicté entre autres par le souvenir des atrocités qui y ont été perpétrées, encore vivaces, fixe des droits inaliénables pour tous, sans distinction de race, couleur sexe, religion, opinion politique ou statut particulier.

Déjà, à l’époque, entre les murs du palais de Chaillot, l’adoption ne se fait pas à l’unanimité ; sur les 58 pays membres, 2 ne prennent pas part au vote et 8 s’abstiennent pour des divergences quant à la définition ou l’application de grands principes telles l’universalité, l’égalité devant la loi sans distinction de naissance ou de race, ou l’égalité hommes-femmes. Ainsi, la déclaration augure dès sa genèse des difficultés à faire appliquer, partout dans le monde et de manière équitable, l’ensemble de ces grands principes.

 

Une journée pour rappeler la persistance d’entraves à la dignité humaine…

La situation a bien évolué depuis 75 ans, et de nombreux progrès se sont faits jour (de l’élargissement du droit à la justice, à la protection des minorités, en passant par l’élargissement progressive de l’abolition de la peine de mort). Toutefois, à travers le monde, de nombreux défis subsistent : restriction de la liberté d’expression ; musellement des oppositions ; discriminations raciales ; restriction des libertés des femmes ; violence envers les femmes ou les personnes LGBT ; accès limité à l’éducation et aux soins ; travail des enfants, ou dans des conditions qui contreviennent à la plus élémentaire dignité humaine ; dégradation d’écosystèmes entiers au détriment des populations autochtones…

Cette recension non exhaustive d’exemples met en lumière les avancées considérables qu’il reste à faire, sur une planète où les droits humains demeurent somme toute relatifs ; ce 10 décembre nous rappelle les combats essentiels menés à travers le monde – contre l’oppression, la pauvreté, les discriminations… – et nous invite à accompagner ce grand mouvement en faveur desdits droits humains.

 

… mais aussi pour penser, célébrer, agir

En France, cette journée est l’occasion de sensibiliser, d’éduquer et de mobiliser autour des défis liés à la dignité humaine. Des associations et des citoyens se rassemblent pour défendre les droits fondamentaux, la justice sociale et la solidarité envers les individus et les peuples, et rappeler qu’ils constituent les pierres angulaires d’un monde plus juste, d’une société plus équitable et d’un avenir meilleur.

En ce 10 décembre, On pense aux autres se joint à cette célébration et encourage toutes les réflexions et actions concrètes qui essaiment et, ici et là, favorise l’émergence d’une société plus juste et respectueuse des droits humains. C’est l’occasion de mettre en lumière les campagnes portées de nombreuses associations (Amnesty, la Ligue des droits de l’homme, la Croix-Rouge ou Human Rights Watch…) dénonçant les violations aux droits de l’homme et œuvrant à défendre les personnes les plus vulnérables.

 

«Nos droits, notre avenir, maintenant»

Comme le laisse entendre le thème 2024 de cette journée, les droits de l’homme ne sont pas des acquis inaltérables mais demeurent un feu à nourrir, entretenir et préserver, partout dans le monde, afin d’éclairer les injustices et se donner les moyens collectifs d’y mettre fin. Chacun à sa manière peut contribuer à en raviver les braises, par un don, la participation à une collecte, une action bénévole ou simplement le partage d’information. Chaque geste à son importance, pour atteindre cet « idéal commun » et revivifier une mobilisation mondiale en faveur des droits humains.

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