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Protéger votre foie : l’importance cruciale de la prévention des hépatites

Quand Clara, 38 ans, a appris qu’elle était porteuse d’une hépatite B chronique, c’était à l’occasion d’un simple bilan sanguin pré-opératoire. Aucun symptôme, aucune trace visible. Mais son foie, discret et essentiel, luttait silencieusement contre une inflammation chronique pouvant lui coûter la vie. Le diagnostic a résonné pour elle comme une injustice : « Pourquoi ne m’avait-on jamais parlé de la prévention ? » s’interroge-t-elle aujourd’hui.

En France comme ailleurs, des millions de personnes vivent sans le savoir avec une hépatite virale. Pourtant, les dégâts qu’elle provoque – cirrhose, cancer du foie, insuffisance hépatique – sont souvent irréversibles. Une méconnaissance dangereuse qui souligne l’urgente nécessité d’un engagement fort, tant individuel que collectif, pour une prévention éclairée et une meilleure information.

Les hépatites virales : menace invisible mais bien réelle

Les hépatites B et C, transmises principalement par le sang ou les contacts corporels, sont responsables chaque année de la mort de près de 1,1 million de personnes dans le monde, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé. Ce chiffre place les hépatites virales parmi les plus grands tueurs silencieux, devant le VIH ou la tuberculose dans certaines régions du monde.

Ce qui rend leur impact insidieux, c’est qu’elles évoluent souvent sans symptômes pendant des années. Quand les signes apparaissent – fatigue persistante, douleurs abdominales, jaunisse – le foie est parfois déjà fortement endommagé. Ces maladies, évitables ou curables dans la majorité des cas, continuent pourtant de frapper les plus fragiles, notamment dans les territoires où l’accès au dépistage et aux soins reste limité.

Pourquoi le système associatif a un rôle déterminant

Dans ce combat, les associations se trouvent en première ligne. Elles jouent un rôle fondamental, en déployant des campagnes de dépistage anonyme et gratuit, en favorisant la vaccination – notamment contre l’hépatite B – ou en soutenant les personnes touchées.

Des structures comme SOS Hépatites, active sur tout le territoire français, agissent non seulement pour sensibiliser, mais aussi pour lutter contre la stigmatisation qui pèse encore sur les malades. Elles offrent une écoute, un accompagnement administratif, médical et psychologique, souvent en partenariat avec les hôpitaux et les institutions locales.

À l’international, des organisations comme World Hepatitis Alliance ou Médecins Sans Frontières interviennent dans les zones à forte prévalence pour réduire la transmission et promouvoir l’accès aux traitements antiviraux, encore coûteux ou indisponibles dans plusieurs pays à revenus faibles.

Agir, ici et maintenant : un engagement à échelle humaine

La prévention passe d’abord par une meilleure connaissance. Se faire vacciner si ce n’est pas encore fait, demander un test lors d’un bilan sanguin ou soutenir une association engagée dans cette lutte sont autant de gestes simples, mais puissants. Rappelons qu’en France, une personne sur trois n’a jamais été dépistée pour une hépatite virale, selon une enquête de Santé publique France.

L’enjeu est aussi communautaire. Parce que protéger son foie, c’est protéger sa santé, mais aussi celle des autres. Beaucoup de personnes contractent l’hépatite B ou C sans en être informées, et peuvent la transmettre sans le savoir. C’est pourquoi, des structures comme AIDES incluent dans leur action de prévention contre le VIH des modules sur les hépatites, afin d’élargir les publics informés.

Derrière chaque campagne d’information, chaque test rapide proposé dans des centres sociaux ou lors d’événements de rue, il y a des bénévoles. Ce sont eux qui permettent la rencontre, l’échange, parfois même le déclic. S’engager aux côtés de ces associations, c’est prendre une part active à un combat qui sauve des vies, en silence.

Une cause trop méconnue pour continuer à l’être

Il y a peu de manifestations médiatisées pour les hépatites, peu de visages emblématiques pour incarner ce combat. Pourtant, cette lutte est bien là, portée souvent par des femmes et des hommes de l’ombre. Ce déficit de visibilité rend d’autant plus important le relais d’information par les citoyens sensibles aux causes humanitaires et de santé publique.

Protéger son foie, c’est aussi participer à un mouvement de justice sociale, de réduction des inégalités dans l’accès aux soins et à la prévention. En gardant cela à l’esprit, chacun peut contribuer, à sa mesure, au recul d’une maladie qui a déjà fait trop de victimes évitables.

Camille Alter

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